Le sens de la distinction du masculin et du féminin
(hétérosexualité et homosexualité)
Essai d’une interprétation chrétienne de la question homosexuelle1
Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard2
Avant propos
« Maîtres de la Loi et Pharisiens hypocrites ! Vous fermez la porte du Royaume des
cieux aux hommes et vous n’y entrez pas vous-mêmes…» (Matt. 23, 13) ; « vous les
chargez de fardeaux accablants, sans les aider, même du bout d’un seul doigt, à les
porter. Comme vous êtes à plaindre ! » (Luc 11, 46). Les chrétiens, particulièrement
les pasteurs et les pères spirituels, sont effectivement bien à plaindre si, avant tout
conseil dans le domaine de la vie, ils ne se sont purifiés de l’hypocrisie, de l’orgueil et
de l’impénitence.
En cette période de l’histoire, placée depuis deux mille ans sous le vol embrasé de
l’Esprit, le Seigneur nous appelle constamment à nous repentir et à confesser notre
propre péché afin d’être dans la vérité. Celui qui dit qu’il est sans péché est un
menteur, dit le saint apôtre et évangéliste Jean. Les évêques, les prêtres et le peuple
chrétien tout entier ne dressent pas un doigt accusateur devant la face de la société
contemporaine, car ils n’ont pas été institués juges de ce monde. En leur disant « Suis-
moi ! », le Christ les invite à monter sur la Croix par compassion pour tous les êtres
humains, les justes et les injustes, particulièrement pour les pécheurs, dont le salut est
peut-être compromis. Mais, comme seul un juste peut donner sa vie ou prier pour les
pécheurs, nous comprenons très bien que seul le Christ monte de façon absolue sur la
Croix pour son propre monde : les plus saints parmi les chrétiens sont seulement
1
Version française de Teologie sexualitàti : heterosexualitatea si homosexualitatea din perspectivà crestinà, editura
Christiana, Bucarest, 2004.
2
De la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale.







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